COMPRENDRE
Avant de choisir un outil, comprendre le matériau. Ce qui a changé ces dernières années, ce qui n'a pas changé du tout, et ce qu'on en déduit quand on fabrique des agents pour une équipe.
On savait planifier des tâches depuis cinquante ans.
Le travail répétitif d'une petite équipe est resté à la main, non par manque d'outils, mais parce que quatre choses manquaient. Elles sont arrivées ensemble.
Un mail, un PDF, une photo, un texte écrit à la va-vite. Avant, il fallait un format ; maintenant, la matière peut arriver comme elle vient.
Un cas qui sort de l'ordinaire ne casse plus la chaîne. L'outil sait dire « celui-là, je ne le reconnais pas » au lieu de s'arrêter ou de faire n'importe quoi.
La réponse sort écrite, dans un ton qu'on peut régler. Avant, un programme pouvait décider ; il ne savait pas rédiger.
Des heures au lieu de semaines. C'est ce qui rend automatisable une couche de travail trop petite pour l'informatique classique, et trop répétitive pour une personne.
Le modèle a appris la forme du raisonnement, pas son ancrage.
C'est une intelligence partielle : elle simule un jugement, ce qu'aucun programme ne savait faire, et elle comble les trous d'information avec la même assurance que quand elle sait. Elle ne ment pas, elle ne doute pas non plus : ce qui lui manque, elle le complète.
Tout le reste en découle. Le manuel, pour enlever les trous qui comptent. La citation de la ligne, pour qu'on puisse vérifier. Un humain dans le cockpit, pour décider. Et un agent à la fois, parce que chaque agent borne l'endroit où l'outil peut se tromper.
Un rôle, une boucle, un cran de validation.
Un agent n'est pas un assistant à qui on parle. C'est un rôle qui attend un évènement, produit quelque chose, et s'arrête à l'endroit que vous avez choisi.
un mail arrive, une commande est signée, il est lundi
créé pour ce besoin, il s'appuie sur ce qui est écrit
un devis, une réponse, une page à jour
il attend votre clic, ou il part, selon son cran
ce qu'il a fait et ce qu'il a vu, lisible
La même tâche, trois réglages.
Le cran dit ce qui arrive à l'artefact une fois qu'il est produit. Il se règle tâche par tâche, et il bouge avec le temps : au début l'agent prépare, ensuite on monte.
Répondre à une question courante d'un client.
La réponse est prête et s'arrête dans votre cockpit. Elle attend votre clic ; sans vous, elle ne part pas.
Les premières semaines, le temps de voir ce qu'il écrit et dans quel ton. Vous corrigez deux fois, il apprend la ligne, et vous n'y revenez plus.
Vous, tâche par tâche, pendant l'étude puis quand vous voulez.
Ce qui engage : un devis, un prix, un délai promis. Un devis parti ne se rattrape pas, il reste au premier cran.
Quand vous le voulez, sans rien refaire : le réglage change, la tâche ne bouge pas.
Sept règles, quel que soit votre appétit.
Pas de paiement, de signature, de suppression ni d'engagement déclenché seul.
Hors cas prévu, l'agent s'arrête et remonte. C'est ce qui rend son périmètre lisible.
Chaque affirmation cite sa source. Ce qui manque ne se complète pas.
Vous décidez ce qui est partagé, avant et après. Rien ne sert à entraîner quoi que ce soit.
Chaque action est lisible, avec ce que l'agent a vu et ce qu'il a fait.
Un agent à la fois, sur ce qui se rattrape, au cran « il prépare, vous validez » d'abord.
Le doute n'est pas une panne : c'est le système qui fonctionne.
Et chez vous, ça donnerait quoi ?
C'est ce que la découverte regarde : ce qui se répète, ce qui peut être confié, et par quoi commencer.